Retours d'expériences
LES PETITS MÂLES
Découvrez les retours d'expérience et les verbatims des enseignants
et des élèves qui utilisent la plateforme au quotidien.
👨🏫 Le coin des enseignants : un outil pensé pour la classe
La plateforme a été pensé pour s'intégrer parfaitement dans les contraintes du temps scolaire (séances d'EMC, vie de classe, ateliers). Des enseignants de collège partagent leur expérience après l'utilisation des modules.
Un format adapté aux contraintes du cours
« Le format court permet une utilisation efficace en classe dans le temps contraint d’une séance de 55 min. On peut aussi avec des tablettes par exemple faire travailler les élèves par groupe sur un thème précis. » — François Lozac'h, enseignant au collège Antoine de Saint Exupéry.
Un support de débat idéal :
« J’ai montré au 5eme3 la vidéo sur l’école, et la vidéo sur le sentiment amoureux. Les élèves ont bien participé après avoir vu chaque vidéo, il y a eu beaucoup de réactions. Le film est un bon support. Les réactions sont variées. »
Retour d'enseignant (classe de 5ème).
Briser les stéréotypes sans caricatures
La richesse de la nuance :
« J'ai fait une séance avec les 4ème6, en utilisant les extraits proposés par ta fiche. Les élèves étaient intéressés et effectivement ça a permis de lancer la discussion. J'ai bien aimé parce que les points de vue de garçons étaient divers et qu'il n'y avait pas que des caricatures du style tous masculinistes. »
Retour d'enseignant (classe de 4ème).
L'effet miroir des adolescents :
« Le format d’interview et surtout le fait que des adolescents parlent à des adolescents permet un meilleur écho auprès des élèves et suscite des réflexions intéressantes. Le fait que les interventions ne soient pas stéréotypées ou au contraire le fait que certaines le soient, permet de faire émerger des débats parmi les élèves. »
François Lozac'h, enseignant.
Une parole libérée :
« Certes, tous n’ont pas réagi, mais certains que j’ai moins l’habitude d’entendre ont bien participé aux débats. »
François Lozac'h, enseignant.
💬 Parole aux élèves : ce qu'ils en disent (Verbatims)
Les retours suivants sont des citations directes et anonymes collectées auprès d'élèves de collège à la suite des projections en classe.
Sur la diversité des points de vue
« Je trouve que c’est bien de demander à plusieurs personnes leur point de vue pour voir ce qu’ils pensent »
« Les différentes personnes interrogées ont des avis assez mitigés. Certains sont d’accord avec des stéréotypes d’autres disent que ce sont des bêtises, et c’est vrai que de nombreuses personnes se comparent à des top modèles »
« C’est très intéressant, il y avait des avis de tout âge et de tout genre de personne »
« C’est intéressant car il y a plein d’avis différents et de différentes tranches d’âge »
« Ils ne se cachent pas, ils disent ce qu’ils pensent. C’est cool. »
Sur le regard des autres et le quotidien au collège
« Je trouve que l’interview est assez intéressante parce que ça reflète le quotidien d’une fille qui doit jongler entre le regard des autres et sa propre opinion. »
« Je pense que les filles ne sont pas assez libres de choisir leurs tenues. Malheureusement, à cause de cela, les filles ont peur du jugement des garçons, peur qu’on leur dise qu’elles ressemblent à une pute. »
« Je suis d’accord avec beaucoup de chose comme : la plupart des filles veulent prouver en montrant les habits et les gars doivent être musclés pour être beau »
« J’ai trouvé le reportage intéressant car ça représente ce qu’il se passe en dehors mais ce thème n’est pas souvent abordé au collège et ça serait mieux d’éviter les préjugés entre filles et garçons.»
« Je trouve que les extraits des films étaient très bien et que dans plusieurs choses qui étaient évoquées, je me suis senti concerné. »
Sur la nécessité d'aborder ces thèmes à l'école
« C’est pas mal, car certains ont raison même si certains disent des choses sexistes que personne n’oserait dire. Ce thème n’est pas assez abordé au collège »
« Moi j’ai plutôt bien aimé et j’étais plutôt d’accord avec ce qu’ils disaient, mais je n’étais pas d’accord avec tous. Je trouve que c’est un thème pas assez abordé au collège. J’ai bien aimé cette séance et c’était très intéressant. »
🛠️ Une ressource clé en main
Chaque abonnement à la plateforme inclut l'accès aux 12 épisodes thématiques ainsi qu'à nos livrets pédagogiques d'accompagnement, conçus pour aider les équipes éducatives à guider les échanges, libérer la parole en douceur et structurer les débats sans braquer les élèves.
ÉPISODE 3 - Être fille / garçon
De quoi parle-t-on ?
Être fille ou garçon, cela passe d’abord par le physique et des processus physiologiques spécifiques. Chez les filles, les règles sont le marqueur de leur condition féminine : elles disent mensuellement qu’elles sont en capacité de procréer. Mais les règles restent négativement connotées, on les associe communément à la souillure et à l’impureté, on impose de les dissimuler et de les taire. Cela génère souvent chez les filles un sentiment de honte et chez les garçon des réticences à en parler.
Être fille ou garçon, c’est aussi un fait culturel et socialement construit. Au cours de la socialisation genrée (cf. fiche 2), les enfants apprennent à adopter les comportements conformes à ce que la société identifie comme féminin ou masculin. C’est ce que recouvre la notion de genre. Ce que cela implique, pour les enfants et les adolescent·es, c’est un ensemble d’attentes et même d’injonctions relatives à leur apparence et à leurs comportements. Quand les codes genrés sont survalorisés, comme c’est le cas à l’adolescence, ils se transforment en modèles caricaturaux, virilité d’un côté, féminité hyper sexualisée de l’autre. Ce peut être alors difficile pour les filles et les garçons d’y souscrire
Des notions-clés
Genre : renvoie au processus par lequel un enfant né de sexe féminin ou masculin devient fille ou garçon par l’apprentissage et l’intériorisation des comportements et des modes de pensée associés à son sexe de naissance. La notion désigne une construction sociale et implique donc que l’on puisse déconstruire les codes genrés.
Virilité : ensemble de normes définissant une version caricaturale du masculin. Valorisation de la force jusqu’à encourager la violence, exigence de la performance jusqu’à nier les faiblesses, exaltation de la conquête jusqu’à valider la domination.
Féminité : ensemble de normes définissant une version caricaturale du féminin. Valorisation de la beauté jusqu’à en faire une obsession quotidienne, minoration de l’accomplissement social jusqu’à prescrire l’idéal domestique, exigence de disponibilité sexuelle jusqu’à nier le consentement.
Quelques chiffres (Rapport du Haut Conseil à l’égalité 2025 et 2026)
- 70% des hommes pensent qu’un homme doit assurer la sécurité financière de sa famille pour être respecté (mais aussi 63% des femmes), 31% pensent qu’il faut savoir se battre.
- 78% des femmes pensent que, pour correspondre à ce qu’on attend d’elles, il faut qu’elles soient sérieuses, et 60% qu’elles soient discrètes.
- 58% des jeunes femmes de 25-34 ans pensent qu’une femme doit faire passer sa famille avant sa carrière professionnelle (contre 46% pour la moyenne des femmes).
- 58% des femmes ont déjà renoncé à faire des activités seules, 44% font attention à ne pas parler trop fort, 43% ont censuré leurs propos par crainte de la réaction des hommes.
- Dans les vidéos accessibles sur les plateformes (YouTube, Instagram et TikTok), les personnages principaux masculins sont surreprésentés (84%) et se montrent plus actifs (82%) que les personnages principaux féminins (53%) qui sont moins actifs (53%) et souvent représentés dans un cadre domestique.
- 92% des vidéos présentent des éléments physiques stéréotypés pour les personnages féminins (robes, motifs fleuris, paillettes, bijoux, etc.) et masculins (habits unis, cheveux courts, muscles, uniformes, etc.).
Citations extraites du film à commenter ensemble
« C’est trop bizarre et ça me dérange. Le fait de parler des règles tout ça… Quand tu penses, c’est du sang, et je n’aime pas le sang. J’aime pas parler des règles avec les filles ».
« Les règles, ça me dérange pas, c’est les choses de la vie, donc il faut les apprendre »
« On peut être un garçon et aimer certaines choses de filles. On peut être entre les deux. Pour moi, y’a pas trop de cases garçon et fille. Parce qu’une fille peut faire des trucs de garçons, plein de choses que les garçons font, donc il n’y a pas de cases. Puisque le foot, ça peut être attribué à tout le monde, la danse classique, ça peut être attribué à tout le monde. C’est pour tout le monde ».
Ateliers en classe ou en groupe
Mémo Expert
La masculinité n'est pas biologique : elle se construit en rejetant tout ce qui est perçu comme féminin. Les garçons apprennent à être des corps qui agissent sur le monde ; les filles, des corps qui sont regardés et jugés. Cette construction enferme tout le monde dans un rôle qu'on n'a pas choisi.
Poser le cadre
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6e/5e : Dès la naissance, on habille les filles en rose et les garçons en bleu, on offre des poupées aux unes et des voitures aux autres. Ces choix semblent anodins mais ils construisent des attentes très précises.
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4e/3e : Au collège, un garçon qui pleure est moqué, une fille qui s'énerve est qualifiée d'"hystérique". Les émotions elles-mêmes sont genrées.
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Lycée : La virilité s'impose comme une performance permanente — être fort, ne pas montrer de vulnérabilité, dominer. Cette injonction coûte cher aux garçons sans qu'ils en aient conscience.
Ateliers
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La Boîte à Tabous : Chacun écrit anonymement sur un post-it une question sur le corps, la puberté ou le genre qu'il n'ose pas poser à voix haute. L'enseignant·e lit les questions et le groupe répond ensemble. Objectif : distinguer ce qui est biologique de ce qui est culturellement construit.
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Le Portrait Croisé : Décrivez en 5 adjectifs "un vrai garçon" puis "une vraie fille" tels que vous les imaginez dans votre entourage. Mettez les listes en commun. Débattez : ces qualités sont-elles innées ou apprises ? Qui perd quoi dans cet échange ?

